Plan vélo à Paris : 15% de cyclistes en 2020
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Plan vélo à Paris : 15% de cyclistes en 2020
(trop ancien pour répondre)
Tanguy Ortolo
2014-09-22 12:58:27 UTC
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La ville de Paris va lancer en janvier son /plan vélo/ pour le lustre
2015–2020, l'objectif étant de parvenir à ce que 15% des déplacement
soient effectués à bicyclette en 2020.

Pour cela, la mairie envisage actuellement d'augmenter le nombre de
places de stationnement, par quelques arceaux aux carrefours et par
beaucoup d'arceaux aux abords des lieux de grande fréquentation.

Enfin, chose plus inédite à ma connaissance, ils réfléchissent
visiblement à la construction de parkings à vélo sécurisés. Comme les
parkings urbains pour automobiles, sauf que ce serait pour les
bicyclettes. L'idée serait visiblement d'en construire un à la place du
tunnel de l'avenue du Maine, ce qui est une drôle d'idée par ce que cela
pourrait être dévastateur pour la circulation automobile du coin…

À mon avis, ils devraient avant tout s'assurer que la chaîne de décision
liée à l'aménagement des infrastructures dédiées aux cyclistes soit
intégralement composée de cyclistes, parce qu'il y a encore trop de
pistes et de bandes cyclables manifestement conçues par des gens qui
n'ont jamais posé leurs fesses sur une selle.

Source :
http://www.paris.fr/accueil/accueil-paris-fr/plan-velo-2014-2020-objectif-15-de-cyclistes-en-2020/rub_1_actu_148293_port_24329
--
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Gérald Niel
2014-09-22 15:33:46 UTC
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Post by Tanguy Ortolo
À mon avis, ils devraient avant tout s'assurer que la chaîne de décision
liée à l'aménagement des infrastructures dédiées aux cyclistes soit
intégralement composée de cyclistes, parce qu'il y a encore trop de
pistes et de bandes cyclables manifestement conçues par des gens qui
n'ont jamais posé leurs fesses sur une selle.
+1

Et pas que sur Paris !
J'en ai quelques exemples dans le 91 (Longjumeau, N20, Les Ulis…).

Et j'ajouterais que faire de la place au vélo au détriment d'un autre
moyen de transport est selon moi contre-productif.

@+
--
Gérald
Tanguy Ortolo
2014-09-22 20:30:08 UTC
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Post by Gérald Niel
Et j'ajouterais que faire de la place au vélo au détriment d'un autre
moyen de transport est selon moi contre-productif.
Sauf qu'en ville, il faut bien prendre quelque part la surface qu'on
dédie à de nouvelles pistes cyclables, et à moins de raser pour cela
quelques maisons ou de couper quelques arbres, ça doit forcément manger
sur les trottoirs ou la chaussée…
--
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Gérald Niel
2014-09-23 07:51:01 UTC
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Post by Tanguy Ortolo
Post by Gérald Niel
Et j'ajouterais que faire de la place au vélo au détriment d'un autre
moyen de transport est selon moi contre-productif.
Sauf qu'en ville, il faut bien prendre quelque part la surface qu'on
dédie à de nouvelles pistes cyclables, et à moins de raser pour cela
quelques maisons ou de couper quelques arbres, ça doit forcément manger
sur les trottoirs ou la chaussée…
Certes. Mais on passe brutalement d'un tout dédié à l'automobile à tout
dédié aux transports en commun ou autre moyen de transport individuel
alternatif, dont le vélo. Au détriment, forcément, de l'automobile.
C'est trop brutal. Et la tendance générale est à culpabiliser
l'automobiliste.
Pour faire prendre plus souvent le vélo qui reste en milieu urbain ou
semi urbain le moyen de transport le plus rapide pour les trajets
jusqu'à 10km. Je le vérifie maintenant chaque jours. Il faut changer les
mentalités. Un exemple, mon fils va entrer en apprentissage chez les
Compagnons, son entreprise va se trouver (dans la région de Caen) à 12km
du lieu de résidence. Impossible de faire entendre raison au prévôt qui
refuse de l’accueillir si il est en vélo. Pour lui c'est dangereux, plus
dangereux qu'un deux roues motorisé type scooter 50cc (sic) !
Outre les équipement routiers adaptés, il faut aussi que les structures
dédiées se développent dans les entreprises : stationnement dédié,
vestiaires, et pourquoi pas douches.
Et au retour, pouvoir aussi parquer sereinement son moyen de transport.
Lorsque j'habitais en collectif, le local à vélo était régulièrement
visité, le parking privé collectif aussi. Je m'y suis fait voler deux
fois les vélos de la famille.
Moralité j'étais obligé des les monter au 3ème, et de les laisser dans
l'entrée ou aux intempéries sur le balcon.

Quant-aux équipements routier, tu le soulignes fort bien, ils ne sont
pour la plupart aujourd'hui pas conçu par et pour les cyclistes.
Et sur les trottoirs, pour moi, c'est une connerie.
Pour moi la clef est sur le partage de la chaussée. Où en centre ville
fortement urbanisé, le différentiel vitesse est en faveur du deux roues.

Quant-à ce "plan vélo", il mériterait un élargissement à l'ensemble de
la grande couronne de l'agglomération parisienne ! Mais c'est quand même
une bonne chose. Malheureusement, j'ai le sentiment que ce soit plus de
la politique politicienne qu'une démarche sincère sur le fond.
--
Gérald Niel
Eric Demeester
2014-09-23 09:28:33 UTC
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Gérald Niel (Tue, 23 Sep 2014 09:51:01 +0200
Post by Gérald Niel
Certes. Mais on passe brutalement d'un tout dédié à l'automobile à tout
dédié aux transports en commun ou autre moyen de transport individuel
alternatif, dont le vélo. Au détriment, forcément, de l'automobile.
C'est trop brutal. Et la tendance générale est à culpabiliser
l'automobiliste.
Une expérience intéressante à été faite à Genève autour de la gare
centrale. Au lieu de multiplier, comme on a souvent tendance à le faire,
les espaces réservés aux bus, aux tramways, aux automobiles, aux taxis,
aux vélos et aux piétons, ils ont supprimé toute interdiction, tout
marquage au sol, toute priorité et toute signalisation ; les seuls
emplacements matérialisés étant les arrêts des transports en commun (bus
et tramways) et la file d'attente des taxis.

Ce qui aurait logiquement dû se transformer en un immense bordel
fonctionne finalement plutôt bien. Vigilance accrue de l'ensemble des
protagonistes, chute drastique de la vitesse compensée par une étonnante
fluidité, le tout donnant une impression de calme et de sérénité.

Il me semble (pas sûr car contrairement à Genève je n'y suis pas allé)
que de telles expériences sont menées dans des pays d'Europe du nord.

De telles solutions ne sont applicables qu'en espace urbain dense, mais
je trouverais intéressant d'abandonner, dans certains contextes, ces
notions d'espaces réservés à tels ou tels, au profit de cette approche
« floue », plus douce.

<couic>

(Plutôt d'accord avec le reste de ton analyse.)
Tanguy Ortolo
2014-09-23 11:26:25 UTC
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Raw Message
Post by Eric Demeester
Ce qui aurait logiquement dû se transformer en un immense bordel
fonctionne finalement plutôt bien. Vigilance accrue de l'ensemble des
protagonistes, chute drastique de la vitesse compensée par une étonnante
fluidité, le tout donnant une impression de calme et de sérénité.
Ça marche peut-être avec les Suisses, ça, mais avec des Parisiens, c'est
moins sûr…
--
  __o
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Tanguy Ortolo
2014-09-23 11:52:43 UTC
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Post by Eric Demeester
Une expérience intéressante à été faite à Genève autour de la gare
centrale. Au lieu de multiplier, comme on a souvent tendance à le faire,
les espaces réservés aux bus, aux tramways, aux automobiles, aux taxis,
aux vélos et aux piétons, ils ont supprimé toute interdiction, tout
marquage au sol, toute priorité et toute signalisation ; les seuls
emplacements matérialisés étant les arrêts des transports en commun (bus
et tramways) et la file d'attente des taxis.
Ça ressemble bien aux nouvelles « zones de rencontre » du code de la
route français, ça :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Zone_de_rencontre

(Soit dit en passant, le concept est peut-être intéressant, mais le nom
est tout à fait inapproprié, une “rencontre” entre un piéton et un
automobiliste étant précisément ce qu'on cherche à éviter, parce que
c'est ce qu'on appelle un accident.)
--
  __o
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(_)|'(_)
Gérald Niel
2014-09-23 14:50:38 UTC
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Raw Message
Ça ressemble bien aux nouvelles « zones de rencontre » du code de la
https://fr.wikipedia.org/wiki/Zone_de_rencontre
je lis :
« En termes d’aménagement et de lisibilité, parmi les idées avancées il
y a celle d’une chaussée qui s’efface avec un changement de matériaux et
un contraste visuel. »

En général, ils nous mettent des pavés… et ça ce n'est pas l'idéal pour
les cyclistes !
--
Gérald Niel
Tanguy Ortolo
2014-09-23 15:51:23 UTC
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Post by Gérald Niel
En général, ils nous mettent des pavés… et ça ce n'est pas l'idéal pour
les cyclistes !
C'est clair, mais ça dépend largement des pavés. Des pavés haut de
gamme, polis et placés bien à plat sont relativement confortables,
comparés aux gros pavés rectangulaires qu'on peut voir par endroit. Mais
dans tous les cas, ça reste très glissant par temps de pluie !
--
  __o
 _<_\,_ ن Tanguy
(_)|'(_)
Ricco
2014-10-19 09:15:17 UTC
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Raw Message
Post by Tanguy Ortolo
Post by Gérald Niel
En général, ils nous mettent des pavés… et ça ce n'est pas l'idéal pour
les cyclistes !
C'est clair, mais ça dépend largement des pavés. Des pavés haut de
gamme, polis et placés bien à plat sont relativement confortables,
comparés aux gros pavés rectangulaires qu'on peut voir par endroit. Mais
dans tous les cas, ça reste très glissant par temps de pluie !
des pavés dans le gueule d'un flic, poli ou pas...
Ricco
2014-10-22 13:38:24 UTC
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Post by Eric Demeester
Gérald Niel (Tue, 23 Sep 2014 09:51:01 +0200
Post by Gérald Niel
Certes. Mais on passe brutalement d'un tout dédié à l'automobile à tout
dédié aux transports en commun ou autre moyen de transport individuel
alternatif, dont le vélo. Au détriment, forcément, de l'automobile.
C'est trop brutal. Et la tendance générale est à culpabiliser
l'automobiliste.
Une expérience intéressante à été faite à Genève autour de la gare
centrale. Au lieu de multiplier, comme on a souvent tendance à le faire,
les espaces réservés aux bus, aux tramways, aux automobiles, aux taxis,
aux vélos et aux piétons, ils ont supprimé toute interdiction, tout
marquage au sol, toute priorité et toute signalisation ; les seuls
emplacements matérialisés étant les arrêts des transports en commun (bus
et tramways) et la file d'attente des taxis.
Ce qui aurait logiquement dû se transformer en un immense bordel
fonctionne finalement plutôt bien. Vigilance accrue de l'ensemble des
protagonistes, chute drastique de la vitesse compensée par une étonnante
fluidité, le tout donnant une impression de calme et de sérénité.
Il me semble (pas sûr car contrairement à Genève je n'y suis pas allé)
que de telles expériences sont menées dans des pays d'Europe du nord.
De telles solutions ne sont applicables qu'en espace urbain dense, mais
je trouverais intéressant d'abandonner, dans certains contextes, ces
notions d'espaces réservés à tels ou tels, au profit de cette approche
« floue », plus douce.
<couic>
(Plutôt d'accord avec le reste de ton analyse.)
en France ?
j'ai des doutes
Ricco
2014-10-25 07:55:25 UTC
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Post by Eric Demeester
Gérald Niel (Tue, 23 Sep 2014 09:51:01 +0200
Post by Gérald Niel
Certes. Mais on passe brutalement d'un tout dédié à l'automobile à tout
dédié aux transports en commun ou autre moyen de transport individuel
alternatif, dont le vélo. Au détriment, forcément, de l'automobile.
C'est trop brutal. Et la tendance générale est à culpabiliser
l'automobiliste.
Une expérience intéressante à été faite à Genève autour de la gare
centrale. Au lieu de multiplier, comme on a souvent tendance à le faire,
les espaces réservés aux bus, aux tramways, aux automobiles, aux taxis,
aux vélos et aux piétons, ils ont supprimé toute interdiction, tout
marquage au sol, toute priorité et toute signalisation ; les seuls
emplacements matérialisés étant les arrêts des transports en commun (bus
et tramways) et la file d'attente des taxis.
Ce qui aurait logiquement dû se transformer en un immense bordel
fonctionne finalement plutôt bien. Vigilance accrue de l'ensemble des
protagonistes, chute drastique de la vitesse compensée par une étonnante
fluidité, le tout donnant une impression de calme et de sérénité.
Il me semble (pas sûr car contrairement à Genève je n'y suis pas allé)
que de telles expériences sont menées dans des pays d'Europe du nord.
De telles solutions ne sont applicables qu'en espace urbain dense, mais
je trouverais intéressant d'abandonner, dans certains contextes, ces
notions d'espaces réservés à tels ou tels, au profit de cette approche
« floue », plus douce.
<couic>
(Plutôt d'accord avec le reste de ton analyse.)
je ne pense pas que l'expérience genevoise soit applicable à la
France,chaque citoyen suisses est un flic dans sa tête, normal qu'il
soit discipliné, tu fais ça en Allemagne, c'est pareil

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